La République du Congo

La République du Congo avec sa capitale Brazzaville se trouve en Afrique sub-saharienne et compte environ 5,2 millions d’habitants. Depuis 1979, le Président Denis Sassou-Nguesso gouverne le pays de façon presque ininterrompue. Ayant perdu les premières élections démocratiques en 1992 contre Pascal Lissouba, il a pu reprendre le pouvoir en 1997 au cours de la Guerre Civile congolaise (1997-1999), où il a été soutenu par la France et l’Angola . Cette guerre dévastatrice a causé plus de 15.000 morts, a infligé des souffrances énormes à la population civile et a eu des conséquences très négatives pour le développement économique du Congo. Après la guerre civile, Sassou-Nguesso a été confirmé dans sa fonction lors d’élections contestées en 2002 et 2009.

En 2015, le gouvernement congolais initie un référendum pour changer la constitution dans le but de permettre à Sassou Nguesso de pouvoir se représenter pour un troisième mandat consécutif. Pour la première fois, un large mouvement de protestation se mobilise contre le référendum, mais les manifestations sont réprimées dans le sang. Adopté à une large majorité des votants mais accompagné par des manipulations manifestes, le référendum est boycotté par l’opposition.

En mars 2016, les élections présidentielles se déroulent d’une manière très opaque puisque le gouvernement a coupé les télécommunications sur l’ensemble du territoire national et interdit la couverture médiatique de l’évènement. Dans ces conditions, Denis Sassou Nguesso est réélu avec 60% des voix. L’opposition dénonce vivement la fraude électorale.

Depuis les processus électoraux de 2015- 2016, les atteintes aux droits humains au Congo ont fortement augmenté : d’un côté, les élections ont été suivies par une vague de répression contre tous les éléments critiques de la société congolaise. De nombreux dirigeants d’opposition, simples militants, acteurs de la société civile et journalistes ont été arrêtés et intimidés et plusieurs cas de torture et d’exécution extrajudiciaire sont connus. Par ailleurs, le gouvernement congolais a entamé une opération militaire sans précédent depuis la Guerre Civile dans le département du Pool qu’il a soumis à un blocus total. En conséquence, cette région fait face à une grave crise humanitaire. Les mêmes évènements autour des processus électoraux risquent de se répéter lors des prochaines élections présidentielles en 2021, auxquelles Denis Sassou-Nguesso se représente.

Dans son rapport d’activité 2019, l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) estime que « le maintien voire l’entretien de ce régime de terreur et de répression des adversaires politiques ou citoyens contestataires ainsi que globalement le mépris patent des droits humains font partie des stratagèmes efficaces pour la conservation du pouvoir le plus longtemps possible. La démocratie et l’État de droit doivent encore attendre ».

Les élections de 2021

Des violations des droits humains comme celles qui ont été commises avant, pendant et après le référendum et les élections 2015-2016 risquent de se répéter lors des prochaines élections présidentielles en 2021. Elections auxquelles Denis Sassou-Nguesso a l’intention de se représenter : lors du congrès du Parti Congolais du Travail – le parti de Sassou-Nguesso – fin décembre 2019, les délégués l’ont désigné à l’unanimité comme leur candidat pour les présidentielles. Les élections présidentielles sont prévues d’ici le 21 mars 2021.

« Pour les droits humains au Congo ! » est une campagne de sensibilisation et de plaidoyer pour prévenir des éventuelles atteintes aux droits humains en République du Congo lors de la prochaine élection présidentielle prévue en 2021.

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